30 OCTOBRE À 20H00, CINÉMA LA COMPAGNIA

Les Apparances

De Marc Fitoussi

interprètes Karin Viard, Benjamin Biolay, Lucas Englander

Réalisateur
Marc Fitoussi débute sa carrière à la fin des années quatre-vingt-dix. Après les court-métrage Sachez chasser, en 2002, et le moyen-métrage Bonbon au poivre qui est nominé aux Césars en 2005, il réalise son premier long-métrage, La vie d’artiste, en 2007, suivi, entre autres, par Copacabana, présenté à Cannes dans le cadre de la Semaine de la critique (2010), Pauline détective(2012), La ritournelle (2014), Maman a tort (2016). Il travaille également pour la télévision où il dirige Isabelle Huppert, Charlotte Gainsbourg, Monica Bellucci et Sigourney Weaver dans 4 différents épisodes de Dix pour cent. C’est la troisième fois qu’il vient à France Odeon.

 

Scénario

Marc Fitoussi

Genre

Thriller

Durée

110

Image

Antoine Roch, AFC

Montage

Catherine Schwartz

Dècors

Katia Wyszkop

Son

Olivier Le Vacon

Sociétés de production

Thelma Films

Distribution internationale

SND

Être un pont entre le cinéma français et italien, tel est aussi le sens de France Odéon. C’est donc un vrai plaisir pour nous de retrouver à chaque fois la recherche et le travail de Marc Fitoussi, un auteur aux fortes racines italiennes, profondément lié à notre cinéma et à notre culture. À partir de 2010, nous avons présenté presque tous ses films, de Copacabana, à Pauline Détective et La ritournelle. Son dernier long-métrage tiré d’un roman de l’écrivaine suédoise Karin Alvtegen, Les apparences, ne pouvait donc pas manquer à la sélection de cette année. La relation clandestine que Henri (Benjamin Biolay), chef d’orchestre célèbre, entretient avec une autre femme, déclenche chez son épouse (Karin Viard) une réaction impitoyablement glaciale. Ce jeu des apparences conjugales, familiales, sociales et morales nous renvoit à la trouble élégance du cinéma de Chabrol. Une fois de plus, Marc Fitoussi nous conduit brillamment, entre silences et non-dits, dans les replis cachés des atmosphères apparemment rassurantes de la bourgeoisie, où les personnages se meuvent avec une froide désinvolture, d’appartements parisiens en salles de concert d’une Vienne cultivée et raffinée. (FRM)