Alfredo Baldi est né et vit à Rome. De 1969 à 2007, il a travaillé pour le Centro Sperimentale di Cinematografia [centre expérimental de la cinématographie], où il a dirigé successivement la Scuola Nazionale di Cinema [l’école nationale du cinéma], puis la Cineteca Nazionale [cinémathèque nationale]. Il a enseigné le « Langage cinématographique » à l’Université La Sapienza de Rome. Spécialiste d’histoire et de techniques du cinéma, il est auteur et directeur de nombreuses publications et d’une centaine d’essais consacrés en particulier au cinéma italien des années Trente et Quarante, à la censure cinématographique en Italie et à l’histoire du Centro Sperimentale.
Edizioni ETS
Les cinéphiles amoureux de Truffaut l’évoquent et la vénèrent se remémorant la Séverine de La nuit américaine : la diva détachée, évanescente, presque abstraite, toujours en retard sur le tournage, qui oublie les dialogues, mélange les accessoires du décor — une sublime interprétation qui avait valu à Valentina Cortese une nomination à l’Oscar pour le meilleur second rôle. À l’instar des grands maîtres du cinéma, le père de la Nouvelle Vague avait su intercepter et magnifier l’âme et l’essence de l’une des dernières divas de la scène théâtrale qui avait également travaillé à Hollywood aux côtés de James Stewart, Spencer Tracy, Orson Welles, Ava Gardner et Humphrey Bogart.
Pour nous raconter le parcours d’une artiste, Alfredo Baldi est remonté loin en arrière dans le temps afin de nous offrir ces histoires, récits et anecdotes qu’il nous restitue comme s’il s’agissait d’un roman passionnant. Un ouvrage qui a l’apparence d’un essai mais qui est en réalité une caresse, une déclaration d’amour faite à l’art du cinéma et à l’une de ses plus lumineuses interprètes.