dimanche 2 NOVEMBRE, 15h00 CINEMA LA COMPAGNIA (91 min, v.o. sous-titres it.)

Grand Ciel

De Akihiro Hata

interprètes Damien Bonnard, Samir Guesmi, Mouna Soualem

En collaboration avec le Festival du Film de la Villa Médicis

Réalisateur: Akihiro Hata, né au Japon, vient faire ses études en France à l’université Paris I où il se diplôme. Il complète ensuite son parcours à la Fémis avec les cours de mise en scène. Il est l’auteur de deux courts-métrages,  Les invisibles (2015) et On the Hunt (2016), tous deux sélectionnés par le Festival de Clermont-Ferrand. Avant son premier long-métrage Grand Ciel, il réalise le film documentaire Solitary Boy (2018).

Durée

91'

Genre

Thriller Dramatique

Image

David Chizallet

Scénario

Akihiro Hata / Jérémie Dubois

Décors

Autore-Sophie Gledhill

MUSIQUE

Carla Pallone

Production

Good Fortune Films

Distribution international

WTFilms

DISTRIBUTION EN ITALIE

No.Mad Entertainment

Quatre morts, trois blessés et un disparu nous indiquait la dépêche relatant la terrible tragédie du chantier de construction du supermarché Esselunga qui a marqué Florence en février 2024. Combien vaut une vie humaine ? C’est la même question que semble se poser le réalisateur Akihiro Hata, avec ce film qui tire son inspiration d’un fait réellement advenu à un ouvrier français trouvé mort sur son lieu de travail. Nous pénétrons ainsi dans une réalité qui nous semble lointaine mais qui est constamment sous nos yeux, une réalité devant laquelle nous sommes des passants indifférents, la réalité d’un chantier et des vies qui l’animent. Où les travailleurs sont des numéros interchangeables, où la sécurité est quasiment absente, et où la première règle consiste à économiser sur la main d’œuvre. Le bruit fracassant des machines est la bande originale du film qui révèle les conditions fragiles et précaires du travail quotidien de Vincent (Damien Bonnard) et de ses collègues. Bonnard, par sa puissante interprétation, communique les angoisses de Vincent pris en tenaille entre la responsabilité d’une famille à sa charge et le sens de culpabilité que sa fonction, ambiguë, de chef de chantier implique par rapport à ses collègues. Ceux-ci s’inquiètent des disparitions multiples et inexpliquées d’ouvriers qui font supposer des accidents non déclarés. Dès lors, Grand Ciel n’est pas seulement l’histoire d’un chantier, mais c’est l’histoire de tous les chantiers où devant l’impitoyable loi du profit, les vies humaines deviennent sacrifiables.